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Que sont les fibromes utérins ?

Les fibromes sont des excroissances non cancéreuses (bénignes) qui se développent dans la paroi musculaire de l’utérus. Bien que les fibromes n’entraînent pas tous des symptômes, certaines femmes peuvent souffrir de douleur ou de saignements importants, du fait de leur taille et de leur emplacement. On observe habituellement une amélioration après la ménopause, lorsque le taux d’oestrogène (l’hormone femelle qui circule dans le sang) diminue fortement. Cependant, les femmes ménopausées qui prennent des suppléments d’oestrogènes (hormonothérapie substitutive) pourraient ne pas observer d’amélioration de leurs symptômes.
Les fibromes peuvent être de taille variable, allant d’une grosseur minuscule à une excroissance de la taille d’un melon cantaloup, ou même plus. Dans certains cas, ils peuvent provoquer une croissance de l’utérus similaire à celle observée à cinq mois de grossesse ou plus. Les fibromes peuvent être localisés dans différentes régions de l’utérus. Il existe trois grands types de fibromes utérins :
Les fibromes sous-séreux, qui se développent sur la surface externe de l’utérus et s’étendent vers l’extérieur. En général, ils n’affectent pas le flux menstruel des femmes, mais ils peuvent provoquer un inconfort en raison de leur taille et de la pression qu’ils exercent.
Dans le cas de fibromes intra-muraux (interstitiels), qui se développent et s’étendent dans la paroi utérine, l’utérus semble plus volumineux que la normale. Ce sont les fibromes les plus courants. Ils peuvent provoquer des menstruations plus abondantes, ainsi qu’une douleur ou une pression pelvienne.
Les fibromes sous-muqueux sont profondément implantés dans l’utérus, juste sous la paroi de la cavité utérine. Il s’agit du type de fibromes le plus rare, mais ils entraînent souvent des symptômes, dont des menstruations abondantes et prolongées.
On utilise parfois d’autres appellations pour se référer aux fibromes, notamment : myome, léiomyome, léiomyomatome et fibromyome.

Quels sont les symptômes typiques ?

En fonction de leur localisation, de leur taille et de leur nombre, les fibromes peuvent entraîner les symptômes suivants :
  • Menstruations abondantes et prolongées, saignements mensuels inhabituels, parfois accompagnés de caillots sanguins. Ces symptômes entraînent souvent une anémie ;
  • Douleur pelvienne ;
  • Pression ou lourdeur pelvienne ;
  • Douleur dans le dos ou dans les jambes ;
  • Douleur lors des rapports sexuels ;
  • Pression sur la vessie, entraînant un besoin constant d’uriner ;
  • Pression sur les intestins, provoquant une constipation et des ballonnements ;
  • Augmentation anormale du volume de l’abdomen ;

Quelles sont les personnes les plus à risque de développer des fibromes utérins ?

Les fibromes utérins sont courants, mais ils sont habituellement de petite taille et n’entraînent pas de troubles. Vingt à 40 pour cent des femmes de 35 ans et plus possèdent des fibromes utérins de taille significative. Les femmes de race noire ont un risque plus élevé de développer des fibromes : jusqu’à 50 pour cent d’entre elles présentent des fibromes de taille significative.

Comment diagnostique-t-on les fibromes utérins ?

Le diagnostic de fibromes s’effectue habituellement lors d’un examen gynécologique interne. Votre médecin réalisera un examen pelvien pour déterminer si le volume de votre utérus est supérieur à la normale. On confirme souvent la présence de fibromes grâce à une échographie abdominale. On peut également confirmer la présence de fibromes par les techniques d’imagerie de résonance magnétique (RM) et de tomodensitométrie. L’échographie, la RM et la tomodensitométrie sont des examens diagnostiques non douloureux. Le traitement dépend de la taille et de l’emplacement des fibromes, ainsi que de la sévérité des symptômes.

Comment soigne-t-on les fibromes utérins ?

La plupart des fibromes n’entraînent pas de symptômes, et on ne les soigne pas. Lorsqu’ils provoquent des symptômes, on débute souvent par un traitement médicamenteux. Celui pourrait comprendre une prescription de pilules contraceptives ou tout autre traitement hormonal, ou l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l’ibuprofène ou le naproxène sodique. Ces traitements permettent de contrôler les symptômes chez de nombreux patientes, sans qu’un autre traitement ne soit nécessaire. Lors d’une utilisation prolongée, certaines thérapies hormonales possèdent des effets secondaires et sont associées à d’autres risques, et on les utilise donc de façon temporaire. En général, les fibromes se développent à nouveau après l’arrêt du traitement.
L’étape suivante consiste à essayer un traitement plus invasif. Les options de traitement les plus courantes comprennent :
L’embolisation de l’artère utérine (ou du fibrome). On reviendra sur cette intervention peu invasive plus loin dans cette brochure. Très brièvement, un radiologiste d’intervention pratique une petite incision dans l’aine et insère dans l’artère un petit tube appelé cathéter. Lorsque le cathéter atteint l’artère utérine, le radiologiste d’intervention libère lentement dans les vaisseaux des particules minuscules en plastique, de la taille d’un grain de sable. Les particules sont transportées dans un premier temps dans les fibromes, puis dans les vaisseaux, et ne peuvent voyager dans les autres parties du corps. Ces particules stoppent le flux sanguin vers la tumeur, entraînant un rétrécissement de celle-ci.

La myomectomie

La myomectomie est une intervention chirurgicale qui permet de retirer les fibromes visibles de la paroi utérine. La myomectomie, comme l’embolisation des fibromes utérins (EFU), permet de conserver l’utérus et pourrait donc préserver la capacité de la patiente à avoir des enfants. On peut pratiquer cette intervention de plusieurs manières différentes, par hystéroscopie, par laparoscopie et par voie abdominale :

Myomectomie par hystéroscopie : on ne pratique la myomectomie par hystéroscopie que pour les fibromes qui sont localisés juste sous la paroi de l’utérus et forment une protubérance dans la cavité utérine. Cette intervention ne nécessite pas d’incision chirurgicale. Le médecin insère un endoscope souple (hystéroscope) jusque dans l’utérus, à travers le vagin et le col de l’utérus, et ôte les fibromes grâce à des outils chirurgicaux spéciaux montés sur l’endoscope. On pratique habituellement cette intervention en consultation externe et sous anesthésie (la patiente est inconsciente).
Myomectomie par laparoscopie : on peut utiliser la myomectomie par laparoscopie pour traiter des fibromes localisés sur la surface externe de l’utérus. Le médecin pratiquera de petites incisions pour pouvoir insérer deux sondes dans la cavité abdominale, une équipée d’une caméra minuscule et une autre équipée d’instruments chirurgicaux, afin d’enlever les tumeurs. On pratique cette intervention sous anesthésie générale et la patiente est inconsciente. Le temps de récupération est d’environ deux semaines.
Myomectomie abdominale : il s’agit d’une intervention chirurgicale consistant à pratiquer une incision dans l’abdomen afin d’accéder à l’utérus, puis d’une autre incision dans l’utérus pour enlever la tumeur. Une fois les fibromes retirés, on recoud l’utérus. L’intervention se déroule habituellement sous anesthésie générale (la patiente est donc inconsciente), et nécessite un séjour de plusieurs jours à l’hôpital. fibromes présents dans l’utérus est élevé, moins la chirurgie est couronnée de succès. De plus, les fibromes peuvent réapparaître plusieurs années après une myomectomie.

Hystérectomie

Parmi les 500 000 hystérectomies ou plus pratiquées chaque année aux États-Unis, le tiers environ l’est en raison de fibromes.
Une hystérectomie consiste en l’ablation de l’utérus lors d’une intervention de chirurgie ouverte. On considère cette opération comme étant une chirurgie majeure, que l’on pratique sous anesthésie générale. Elle nécessite une hospitalisation de trois à quatre jours, et le temps de récupération moyen est d’environ six semaines. Certaines patientes sont de bons candidats pour une intervention plus récente, par laparoscopie. Cette intervention est associée à un temps de récupération beaucoup plus court. À l’heure actuelle, l’hystérectomie reste l’intervention la plus courante pour les patientes souffrant de fibromes. On la pratique généralement chez les femmes qui ont dépassé l’âge d’avoir des enfants, ou qui ont compris qu’elles ne peuvent plus tomber enceintes après l’intervention.

Qu’est-ce que l’embolisation des fibromes ?

Il s’agit d’une intervention peu invasive, ce qui signifie qu’elle ne nécessite qu’une petite incision de la peau. Lors de l’intervention, la patiente est consciente mais sous sédatif – somnolente et ne sentant aucune douleur. Un radiologiste d’intervention se charge de l’intervention. Il s’agit d’un médecin spécialement formé à l’embolisation des fibromes et autres interventions similaires peu invasives. Le radiologiste d’intervention pratique une petite incision dans la peau (d’une taille inférieure à 1⁄4 de pouce), au niveau de l’aine, au travers de laquelle il insère un cathéter jusque dans une artère. Il guide ensuite le cathéter à travers l’artère jusqu’à l’utérus, en suivant la progression de l’intervention grâce à des rayons X dynamiques (fluoroscopie). Le radiologiste d’intervention injecte de petites particules en plastique, de la taille d’un grain de sable, dans l’artère alimentant le fibrome en sang. Ceci stoppe le flux sanguin et provoque le rétrécissement de la ou des tumeur(s). On traite ensuite l’artère se situant sur l’autre côté de l’utérus.

L’embolisation des fibromes nécessite habituellement une hospitalisation d’une nuit. Après l’intervention, on prescrit généralement des médicaments anti-douleur et des médicaments qui contrôlent les gonflements afin de traiter les crampes et la douleur, deux des effets secondaires courants de l’intervention. Un effet secondaire moins fréquent est l’apparition de fièvre, que l’on traite généralement par acétaminophène. De nombreuses patientes reprennent une activité modérée quelques jours après l’intervention, et la majorité d’entre elles peuvent reprendre leurs activités habituelles au bout d’une semaine. Bien que la technique d’embolisation pour traiter les fibromes utérins soit pratiquée depuis 1995, l’embolisation de l’utérus ne constitue pas une nouvelle procédure. Cette technique a été utilisée avec succès par les radiologistes d’intervention pendant 20 ans, pour traiter les hémorragies importantes suite à un accouchement. On pratique maintenant l’intervention dans les hôpitaux et les centres médicaux dans tout le pays.

Quel est le taux de succès de la technique d’embolisation des fibromes ?

Les études montrent que dans 78 à 94 pour cent des cas, les femmes ayant subi cette intervention connaissent un soulagement significatif, sinon total, de leurs symptômes, comme les saignements importants et la douleur. L’intervention s’avère également efficace pour traiter des fibromes multiples. La réapparition des fibromes traités est très rare. Au cours d’une étude de suivi des patientes pendant six ans, aucun fibrome embolisé ne s’est redéveloppé.

Le traitement des fibromes comporte-t-il des risques ?

On considère que l’embolisation des fibromes est une intervention très sécuritaire, mais elle reste cependant associée à certains risques, comme c’est le cas pour pratiquement toute intervention médicale. La plupart des patientes souffrent de douleur modérée à intense et de crampes dans les heures suivant l’intervention. Certaines souffrent de nausées et de fièvre. On peut contrôler ces symptômes grâce à des médications appropriées. Un faible nombre de patientes ont présenté une infection, que l’on peut habituellement contrôler au moyen d’antibiotiques. On a également rapporté le risque de lésion de l’utérus, dans 1 pour cent des cas, ce qui pourrait nécessiter une hystérectomie. Un faible nombre de patientes sont entrées en ménopause suite à une embolisation. Ce phénomène est plus courant chez les femmes de quarante-cinq ans ou plus, qui sont proches de la ménopause. La myomectomie et l’hystérectomie comportent également des risques, dont un risque d’infection et d’hémorragie nécessitant une transfusion. Les patientes subissant une myomectomie pourraient développer des adhérences provoquant la fusion des tissus et des organes de l’abdomen, ce qui peut entraîner une infertilité. De plus, le temps de récupération est beaucoup plus long dans le cas d’une myomectomie abdominale, allant généralement d’un à deux mois. Vous devriez discuter avec votre médecin des effets secondaires possibles de toute intervention que vous pourriez être amené à choisir.

Cette intervention va-t-elle affecter ma fertilité ?

Une étude récente comparant la fertilité des femmes ayant subi une embolisation des fibromes utérins à celle des patientes ayant subi une myomectomie a montré des taux similaires de grossesse à succès dans les deux groupes. Cette étude n’a cependant pas été confirmée par d’autres chercheurs, et les effets à long terme de l’EFU sur la capacité des femmes à avoir des enfants ne sont pas entièrement déterminés.